Appellations d'exception :
Qui sont les crus du Beaujolais

Si les vins rouges du Beaujolais sont tous issus du même cépage, ils ne revendiquent pas tous la même appellation. Et si son vignoble ne représente pas plus de 15000 hectares, on y recense pas moins de 12 AOC différentes. Deux appellations régionales d’une part, avec les Beaujolais et Beaujolais Villages, mais également dix « crus », dont les prestigieuses AOC Morgon et Moulin-à-Vent auxquelles la collection Pisse-Dru rend hommage...

Les 10 appellations communales du Beaujolais

C’est dans la partie septentrionale du Beaujolais que se concentrent les différentes aires de production des dix crus. Dix appellations communales voisines, réparties sur une zone d’à peine 20 kilomètres de long par 5 kilomètres de large. Du nord au sud, on retrouve tout d’abord les AOC Juliénas et Saint-Amour, suivi de Chénas, Moulin-à-Vent, Fleurie, Chiroubles, Morgon, Régnié, Côte-de-Brouilly et enfin Brouilly.

Vue sur les vignes du Beaujolais
Vue sur les vignes du Beaujolais
Pieds de vignes du beaujolais
Vignes Pisse-Dru dans le Beaujolais
La collection de vins rouges Beaujolais Pisse-Dru

Bien qu’elles soient géographiquement très proches et cultivées selon les mêmes savoir-faire, leurs vignes respectives révèlent toutes une expression différente du Gamay.

Car ici, la diversité des sols qui caractérise le Beaujolais atteint son paroxysme, offrant à chaque cru son propre terroir et sa propre personnalité. Une typicité rendant chacun d’eux unique, qui a naturellement conduit à la création des 10 Appellations d’Origine Contrôlée qu’ils revendiquent, et dont huit comptent parmi les plus anciennes de France.

Pieds de vignes du beaujolais
Vignes Pisse-Dru dans le Beaujolais

Arômes de fruits rouges , notes d’épices, parfums floraux ; les Beaujolais des crus ont bien-sûr des points communs. Mais aujourd’hui, ce sont leurs différences que Pisse-Dru vous propose de découvrir. Et pour les distinguer, on peut tout d’abord répartir ces appellations en deux grandes familles : les crus « tendres » et les crus « robustes ».

Les crus tendres du Beaujolais

En oenologie, on qualifie de « tendre » un vin souple et rond en bouche. Cet adjectif suggère aussi une certaine fraîcheur, une agréable légèreté ou encore une faible acidité.

Et si la tendresse d’un vin est souvent associée à sa jeunesse, les crus tendres de notre région ont le talent de préserver cette qualité avec les années. Chiroubles, Fleurie, Saint-Amour ; découvrez les portraits de ces trois grandes appellations du Beaujolais !

Chiroubles

Plantées sur le plus haut terroir du Beaujolais et puisant dans un sol de sable granitique, les vignes de l’appellation profitent d’un véritable écrin de fraicheur. Une fraîcheur qui fait d’ailleurs partie des grandes caractéristiques des vins de Chiroubles, au même titre que leurs arômes floraux rappelant la violette, l'iris, le muguet ou encore la pivoine.

Fleurie

Côté notes florales justement, les vins de Fleurie se caractérisent par un bouquet très expressif. Connu pour être le plus féminin des crus du Beaujolais, il s’illustre par la rondeur de sa bouche révélant des arômes de cassis ou de pêche de vigne, et développe des notes d’épices après quelques années de garde.

Saint-Amour

Derrière un nom plein de douceur, se cache une appellation aux deux visages. Car le vignoble de ce cru offre des sols très variés qui peuvent donner naissance à des vins aussi bien légers que puissants. Les premiers se distinguent par leurs arômes de framboise ou de violette, les seconds s’illustrent par leur bouche puissante aux notes de kirsch et d’épices.

Les crus robustes du Beaujolais

Dans le vocabulaire de la dégustation, « robuste » se dit d’un vin charpenté, vigoureux, complet, qui conjugue parfaitement puissance et équilibre.

Et si ce qualificatif évoque aussi une certaine rusticité, celle-ci s’entend comme une qualité et souligne une expression sincère du terroir d’origine. Dans la famille des crus du Beaujolais dits « robustes », on retrouve les appellations Brouilly, Côte-de-Brouilly, Régnié, Juliénas, Chénas, Morgon et Moulin-à-Vent. Des AOC iconiques, dont Pisse-Dru vous dévoile aujourd’hui les spécificités...

Brouilly

Au nez comme en bouche, le Brouilly s’exprime d’abord sur le fruit. Des arômes de fruits rouges bien mûrs, révélés dans des tannins fondants qui permettent d’apprécier ce cru dans sa jeunesse. Appellation star des brasseries parisiennes, son vignoble est aussi très populaire auprès des touristes, puisqu’il s’étend tout autour du géosite du Mont-Brouilly.

Côte-de-Brouilly

C’est justement au sommet du Mont-Brouilly que s’épanouissent les 320 hectares de vignes de l’AOC Côte-de-Brouilly. Et au coeur de ce site exceptionnel, c’est naturellement un vin d’exception que l’on élabore. Un vin complexe à la robe grenat intense, au nez expressif mariant le raisin frais et l’iris, et à la bouche révélant des arômes de fruits rouges ou de prunes ainsi que de belles notes minérales.

Régnié

Issu de parcelles orientées sud-est dont les vignes sont plantées sur un granite rose riche en minéraux, les vins de Régnié comptent parmi les plus accessibles des crus. Légers et fruités, ils se dégustent volontiers dans leur jeunesse, mais ont toute leur place parmi les Beaujolais robustes grâce à leur structure tannique d’une grande finesse qui leur confère un beau vieillissement.

Juliénas

Un nom hérité de l’empereur Jules César, des vignes puisant dans un sol pauvre, des parcelles plantées sur des versants abrupts ; une telle appellation ne pouvait que donner naissance à un cru de caractère ! S’il exprime la fraîcheur ainsi que les arômes fruités et floraux du Gamay, le Juliénas n’en reste pas moins un vin charnu et charpenté qui vieillira volontiers quelques années en cave.

Chénas

Plus petite appellation du Beaujolais, elle doit vraisemblablement son nom aux nombreux chênes qui auraient été abattus pour laisser place à son vignoble. Des chênes qui semblent en tout cas influencer encore la personnalité de ce cru, puisqu’il se distingue notamment par ses notes boisées. Racé et complexe, le Chénas est un vin de garde reconnu qui se révèlera plus tendre avec l’âge.

Morgon

En matière de potentiel de garde justement, Morgon est incontestablement le plus prisé des crus du Beaujolais. À tel point que pour souligner le beau vieillissement d’un vin issu du Gamay, on dit souvent qu’il « morgonne ». Unique en son genre, ce rouge se distingue par sa puissance et exprime des arômes généreux de fruits à noyaux que l’on ne retrouve chez aucun autre cru.

Moulin-à-Vent

Pour beaucoup, ce cru incarne la quintessence du cépage Gamay. Ici, les vignes puisent dans des sols riches en manganèse et en oligo-éléments qui confèrent au Moulin-à-Vent une élégance exceptionnelle. Une élégance au bouquet intense, avec des vins floraux et fruités dans leur jeunesse, développant après quelques années des arômes complexes d’épices douces, de sous-bois ou encore de truffe qui invitent à le laisser vieillir.

Crus tendres ou crus robustes ; ces dix appellations sont autant de personnalités qui pourront accompagner toutes vos dégustations... Que diriez-vous de commencer à les découvrir avec le Morgon ou le Moulin-à-Vent de la collection Pisse-Dru ?

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Les trésors du Beaujolais à découvrir